« La fonction de l’artiste est fort claire : il doit ouvrir un atelier et y prendre en réparation le monde, par fragments, comme il lui vient. » Armand Henneuse
Aujourd’hui, je vous emmène dans un voyage au cœur de l’impressionnisme, mais pas seulement ! J’ai eu la chance de visiter des ateliers incroyables, et je voulais partager avec vous ce qui les rend si spéciaux.
On commence par les grands noms : Courbet, Van Gogh (un lieu de recueillement plus qu’un simple atelier), Monet, Cézanne, et Daubigny, qui a été un véritable pilier de l’impressionnisme. Chacun de ces lieux est une source d’inspiration inépuisable.
Mais il y a aussi des découvertes plus récentes, comme l’atelier d’Ismael Norambuena à Santiago (de 1978 à 1982), où j’ai appris des techniques essentielles pour maîtriser l’art, quel que soit le format.
Le point commun de tous ces ateliers ? L’échange ! L’échange constant entre les artistes et les curieux. C’est là que la magie opère, que les idées fusent, et que la création prend vie. Ces lieux ne sont pas de simples galeries ou commerces. Ils sont des espaces de partage, où l’art se nourrit de la rencontre.
Alors, si vous cherchez à comprendre l’art, n’oubliez pas l’importance de l’échange. C’est l’essence même de la création, l’âme de l’atelier.
Il aura toujours ; au moins un café pour vous recevoir
Bdo
Mon premier atelier a vu le jour grâce à des amis qui m’avaient mis à disposition une chambre de bonne sous les toits d’un bâtiment haussmannien, en plein centre-ville. Fier de ce lieu, je l’ai immédiatement adopté. La vue, qui dominait les toits de Mâcon, a également inspiré le journaliste et le photographe de la revue Bourgogne Magazine.
Entourée de vignes, une usine désaffectée m’a accueillie en location dans la commune de Viré, de novembre 2004 à 2007. L’électricité était bien présente ; pour l’eau, en revanche, je remontais le temps jusqu’à l’époque où il fallait aller la chercher 150 mètres plus loin.
Mais l’attitude chaleureuse des habitants de Viré et la beauté du cadre rendaient ces détails presque folkloriques. En prime, la confiance que m’ont accordée la municipalité et le Conseiller Général en vue du projet mural a donné à cette période une dimension toute particulière.
Depuis 2015, mon atelier est un lieu où l’on casse la croûte entre artistes ouverts, exposant dans la ville et prenant le temps de véritables échanges épicuriens. Belges, Suisses, locaux ou venus d’ailleurs : chacun y apporte sa sensibilité. Ce sont des moments riches et agréables, qui accueillent aussi volontiers des personnes non-artistes.
